Anthropologie du point de vue pragmatique

Anthropologie du point de vue pragmatique

« Tous les progrès dans la culture, par lesquels l’homme fait son éducation, ont pour but d’appliquer connaissances et aptitudes ainsi acquises à l’usage du monde; mais en ce monde, l’objet le plus important auquel il puisse en faire l’application, c’est l’homme : car il est à lui-même sa fin dernière. Le connaître, conformément à son espèce, comme être terrestre doué de raison, voilà donc qui mérite tout particulièrement d’être appelé connaissance du monde, bien que l’homme ne constitue qu’une partie des créatures terrestres.
Une telle Anthropologie, comme connaissance du monde, devant faire suite à l’école, doit recevoir précisément l’appellation de pragmatique, non pas lorsqu’elle comporte une connaissance étendue des choses qu’on trouve dans le monde – par exemple, animaux, plantes et minéraux dans les différents pays et climats, – mais lorsqu’elle comporte une connaissance de l’homme comme citoyen du monde ».