Hannah Arendt : une pensée de la crise

Hannah Arendt : une pensée de la crise

La politique aux prises avec la morale et la religion

Céline Ehrwein Nihan
Préface de Jean-Marc Ferry

Hannah Arendt fait partie des philosophes les plus commentés en français aujourd'hui. Pourtant, des aspects déterminants de son œuvre restent encore mal connus ou peu interprétés, tels son rapport important à la tradition chrétienne, son dialogue avec les grands penseurs du politique et sa réflexion sur la morale. Dans cette recherche ambitieuse, Céline Ehrwein Nihan aborde ces thématiques présentes chez Hannah Arendt en les inscrivant dans une pensée générale dont la pertinence reste intacte pour analyser les crises des pensées contemporaines et partant celle des sociétés du début du XXIe siècle. Marquée par la difficulté d'articuler aujourd’hui politique, morale et religion, cette crise trouve chez Hannah Arendt, si ce n’est une possibilité de dénouement, du moins les moyens d’être finement identifiée. A l’écart des systèmes de pensée enfermant dans des dialectiques trop formelles, les écrits d’Hannah Arendt offrent une manière d’être systématiquement ouvert à la complexité. Même à l’égard du mal absolu, sur lequel elle revient via son célèbre écrit sur le procès d’Adolf Eichmann à Jérusalem, Céline Ehrwein Nihan présente les éléments d’une œuvre importante capable de comprendre la crise, de la restituer dans un contexte moral, politique et religieux ouvrant à quelques dépassements possibles.