Traités chinois de peinture et de calligraphie II

Traités chinois de peinture et de calligraphie II

Les textes fondateurs (les Tang et les Cinq Dynasties)

Les traités sur l'art constituent en Chine une part considérable de l'art littéraire et de la philosophie. La « peinture » chinoise se définit en priorité par la présence du coup de pinceau et par sa proximité avec l'art de l'écriture. C'est pourquoi les deux arts, peinture et calligraphie, sont présentés de façon parallèle.
Le présent ouvrage propose la traduction intégrale des traités picturaux et calligraphiques fondamentaux, des Tang (VIIe-Xe siècles) et des Cinq Dynasties (Xe siècle), dont bon nombre sont inédits en langues occidentales.
Cette période est marquée par une systématisation de la pensée esthétique : se fait progressivement pour la conception du lien entre l'artiste et son oeuvre, alors que les formes stylistiques que celui-ci produit incarnent généralement une idéologie, en particulier celle du pouvoir en place. L'évaluation des artistes et des oeuvres occupe une grande place et répond à des critères précis ; des considérations matérielles font aussi l'objet d'une réflexion théorique, ce qui ne sera plus le cas par la suite. L'art en tant que moyen d'expression personnel commence à émerger.