Conseils de lecture

Voici les comptes rendus et conseils de lecture récemment parus. Nous vous invitons à publier les vôtres sur notre réseau social ; ils pourront figurer à leur tour dans cette rubrique.



Cornelius Castoriadis
Thucydide, la force et le droit
Ce qui fait la Grèce. Tome 3
Éditions du Seuil | La couleur des idées
L'auteur a voulu en particulier montrer, à travers l'analyse de l'Oraison funèbre attribuée par l'historien Thucydide à Périclès, à quel point la grande création démocratique athénienne du Ve siècle fut consciente d'elle-même.

Éternelle modernité de la démocratie athénienne

Romain Karsenty, nonfiction.fr
20 mai 2011

Sous le titre Thucydide, la force et le droit, les Éditions du Seuil publient douze séminaires que Castoriadis a consacrés à la Grèce ancienne en 1984-85. Ils forment le troisième et dernier volume de "Ce qui fait la Grèce", ouvrage qui reprend l'enseignement que l'auteur de L’Institution imaginaire de la société a dispensé entre 1982 et 1985 à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) où il professa pendant quinze ans.




Emmanuel Levinas
Œuvres complètes II
Parole et silence et autres conférences
Éditions Grasset
Ces conférences constituent un témoignage indispensable pour reconstituer le chemin qui conduisit Levinas à élaborer Totalité et Infini (1961).

Premiers jets et pistes abandonnées du philosophe

Yoann Colin, nonfiction.fr
19 mai 2011

Comme le premier volume des Œuvres de Levinas paru l'an passé, ce volume est publié sous la responsabilité R. Calin et de C. Chalier ; le premier s’est chargé de l’établissement du texte et de la rédaction de l’avertissement, la seconde de la Préface et des notes explicatives. Les principes de publication du texte sont les mêmes que ceux du premier volume, avec ses avantages (une grande précision dans la description des matériaux ayant servi à l’établissement du texte, des notes explicatives pertinentes, en particulier dans l’effort pour expliciter les allusions au Talmud, et surtout la concordance ou les parallèles entre les passages de certaines conférences et certains paragraphes des œuvres publiés provenant notamment de Totalité et infini et En découvrant l’existence avec Husserl et Heidegger) et ses inconvénients (des mots écrits et barrés, des notes stipulant ce qu’il y a écrit au dos des manuscrits, ce qui alourdit parfois de façon pénible la lecture du texte sans apporter grand chose).




Alain Renaut
Buchet/Chastel
Quarante ans après mai 1968, la question de la morale et de l'éthique revient de multiples façons dans la société occidentale contemporaine et démocratique.

Les conditions de la dignité

Alain Policar, nonfiction.fr
16 mai 2011

Les écueils du perfectionnisme

On sait que de nombreux auteurs, se voulant fidèles au libéralisme politique, pensent nécessaire d'introduire une dose, plus ou moins variable, de perfectionnisme dans l'éthique de la neutralité, souvent présentée comme consubstantielle au libéralisme. A. Renaut n'est pas de ceux-là : comme Rawls l'a fortement souligné dès 1971, on ne peut guère éviter que, dans l'optique perfectionniste, " les exigences de la perfection l'emportent sur les revendications de la liberté ". En effet, si " le principe de perfection fournit un fondement peu solide pour les libertés égales pour tous ", cela tient au fait qu'à partir du moment où une forme de vie est établie et prescrite publiquement comme ayant " plus de valeur intrinsèque que des plaisirs inférieurs " et, plus largement, que d'autres formes de vie, l'Etat se met en position de classer les modes d'existence, et renonce à respecter la liberté et l'égalité de tous au regard de leurs façons d'exister.




Jean-Luc Nancy
Éditions de la Phocide
D'avoir trop regardé la ville à l’horizon comme le schème pur, le monogramme de la civilisation, nous en avons perdu la vue ou bien l’image est devenue obscure, confuse, brouillée, obstruée ou oblitérée. N’essayons plus de voir : écoutons les rumeurs...

Où s'en va la ville ?

Antonin Margier, nonfiction.fr
9 mai 2011

Qu'est ce que la ville ? À cette question tant de fois posée, il ne semble pas exister de réponse définitive, encore moins à une époque où les mutations s’accélèrent, où les formes urbaines sont de plus en plus confuses et où les appartenances identitaires se multiplient. Le philosophe Jean-Luc Nancy préfère donc analyser les caractéristiques phénoménologiques et sensibles de la ville pour tenter d’en circonscrire l’essence. Comme l’indique délicatement le titre, La Ville au loin, l’auteur s’intéresse à une ville mouvante, qui se transforme et dont les modes d’appréhension évoluent. Sans chercher à révéler les raisons ou les formes des mutations, il vise davantage à en recueillir les manifestations sensibles. L’ouvrage est un recueil de textes de l’auteur écrits à différentes périodes, qui peuvent se lire les uns à part les autres, mais dont l’ensemble structure la subtile pensée de l’auteur.



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